📖 HISTOIRE & PATRIMOINE
Située au nord de Parthenay, la commune de Châtillon sur Thouet possède une histoire riche remontant à l'Antiquité.
Entre patrimoine religieux et vestiges médiévaux, découvrez les grandes étapes qui ont façonné la commune.

Des origines anciennes
Les origines du bourg remontent véritablement au Xe siècle, époque de construction de l'église Saint-Pierre, alors rattachée au prieuré Saint-Paul de Parthenay. Comptant parmi les édifices religieux les plus anciens de la Gâtine, cette église est un rare exemple de construction préromane.
Elle a été largement détruite lors des guerres de Religion, puis vendue comme bien national à la Révolution française. L'église a été rendue au culte en 1832, avant de connaître plusieurs transformations, dont un nouveau clocher érigé en 1886. Deux peintures réalisées par Ernest PIDOUX décorent son mur, tandis que la croix hosannière, autrefois au centre du cimetière, a été déplacée mais reste conservée dans le bourg.

Un riche patrimoine religieux
Le prieuré de la Madeleine, fondé en 1774 par le seigneur Guillaume IV Larchevêque à son retour de Compostelle, constitue le deuxième élément majeur du patrimoine médiéval de la commune. Devenu Maison-Dieu, il accueillait les pauvres, les malades et les pèlerins.
Après sa désaffection, l'église a été restaurée entre 1986 et 2003, révélant des décors peints d'époques différentes. Les vitraux évoquent la vie monastique, tandis que les vestiges du cloître, visibles au nord de l'église, rappellent l'importance du site au Moyen Âge.
Les moulins à eau
Depuis l'Antiquité, il a fallu moudre les grains pour produire la farine nécessaire au pain quotidien. C'est dans ce contexte que de nombreux moulins ont été édifiés le long des rivières, dont le Thouet, dont la forte déclivité permettait l'installation de moulins banaux, propriété des seigneurs locaux.
La mouture des grains constituait un privilège seigneurial : les habitants étaient obligés d'apporter leur grain dans les moulins du seigneur. Cependant, ces installations se révélaient souvent plus coûteuses à entretenir qu'elles n'étaient rentables.
Après l'abolition du privilège seigneurial par le décret du 4 août 1789, des moulins furent achetés par des meuniers et devinrent des biens nationaux.
Pour pallier le manque d'eau en période sèche, le nombre de moulins à vent augmenta parallèlement à celui des moulins à eau, assurant ainsi la continuité de la production de farine pour la commune.

L'essor industriel
Le long du Thouet, Châtillon sur Thouet comptait autrefois de nombreux moulins à eau, parmi lesquels la Maison-Dieu, Sunay, Bluteau, Pompairain, Rouget et Rochette.
En 1821, les frères BLOT fondèrent une filature à l'emplacement du moulin de Pompairain. À proximité, un château de style néo-gothique fut construit par Auguste BARDET, directeur associé de la filature et maire de la commune entre 1872 et 1887.
La filature de Pompairain était complétée par un atelier de cardage de la laine, installé dans l'ancien moulin de Rouget, l'un des rares moulins à posséder encore une roue en fonctionnement aujourd'hui.
Développement dans les années 1960 et 1970
À la fin du XIXe siècle, le bourg a prospéré grâce à l'arrivée du chemin de fer. Le viaduc qui enjambe la vallée du Thouet reste aujourd'hui un témoignage de cette période.
Après la Seconde Guerre mondiale, la commune a connu un fort développement. La population a considérablement augmenté dans les années 1960 et 1970, notamment grâce à l'essor de deux entreprises locales :
- La briqueterie AYRAULT, fondée en 1937 et devenue la première usine de ce type en France dans les années 60, employait 300 salariés ;
- La SOVAM (devenue ETALMOBIL), spécialisée dans la fabrication de véhicules magasins, employait 200 salariés.
De nouveaux secteurs pavillonnaires ont été construits, et une vallée paysagère a été aménagée pour offrir un espace de promenade, de jeux et un petit espace zoologique.
Aujourd'hui, profitant de sa proximité avec Parthenay, Châtillon sur Thouet continue de se développer tout en conservant son patrimoine historique et naturel, reflet de son riche passé et de son dynamisme contemporain.

